|
|
 |
|
|
|
Critique de Forebearers of Dusk, par Corridor of Cells (Avril 2002)
| |
Les amateurs de gothic metal orchestral épique se réjouiront d'entendre le premier album de ce groupe très prometteur originaire de Montréal. Ressemblant parfois à une version plus brute de Moonspell à ses débuts (avec plus d'une trace de Sisters of Mercy), mais avec des voix de style plus opéra, Howling Syn offre un opus étonnamment mature (pour un groupe si jeune) d'une noirceur occulte et ténébreuse. L'accent principal est mis sur le jeu entre la voix d'opéra/folk de la chanteuse Sophie LeMay et la voix dramatique, presque théâtrale de Patryk Pigeon. Patryk change parfois son style de voix pour un timbre plus « black métal » et parfois carrément gothique qui me rappelle beaucoup le chanteur de Moonspell (il imite même son accent portugais à quelques endroits). Mais cette performance vocale épique ne serait pas grand chose sans les forts chansons qui l'accompagnent et, heureusement, Howling Syn relève le défi. Les habituels batterie, basse et guitare sont très bien complétés par de nombreux éléments symphoniques, comme des synthétiseurs et du piano, nous offrant plusieurs mélodies mémorables et ajoutant un élément médiéval au style du groupe. Le batteur, Éric Mireault, est très solide et s'assure qu'il y a suffisamment de « métal dans la pédale » avec le « double bass drum », ce qui offre une bonne contrebalance aux synthétiseurs et aux voix plutôt gothiques. Il faut une bonne production pour ce genre de métal très riche, et nous sommes chanceux encore une fois, car Forebearers of Dusk réussit également à ce chapitre. Bien que le groupe australien Virgin Black reste le maître incontesté du gothic metal théâtral (avec très peu de compétition), je dois admettre que Howling Syn est un groupe très prometteur qui pourrait très bien le détrôner un jour.
Traduit de l'anglais
|
|
| |