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Je suis de plus en plus content de mes nouveaux voisins et il semble qu'il y en a que je n'ai toujours pas découverts! Moonlyght, de Québec, était une révélation et un choc culturel pou rmoi. Maintenant, avec ce groupe de Montréal, je peux dire que je suis vraiment fier d'avoir un groupe aussi talentueux si près de chez moi.
La musique de cet album est très bonne, pas trop lourde ni agressive. Son style me rappelle Genesis à ses débuts. Non, pas l'époque où Phil Collins est devenu chanteur et a renversé le groupe en le faisant sonner comme un « juke box » pop. Les premiers albums avec Peter Gabriel. Il était très énigmatique et leur musique était très progressive avec des influences classiques et médiévales. Ils racontaient des histoires et créaient des ambiances sombres et mystiques à travers leurs compositions. C'était le bon temps… En tout cas, si vous étiez amateur du « vrai » Genesis, vous voudrez entendre cet album.
Cet opus ets séparé en deux chapitres. Le premier est intitulé Dark Tales of Rage and Romance (« Sombres contes de rage et de romance ») et l'autre War of Avalon (« La guerre d'Avalon »). Il y a ensuite un épilogue et une pièce en prime pour un total de quatorze chansons. La musique est bien composée, touchant différents styles, du classique au médiéval en passant par le doom, le gothique, le prog et même le power metal. Beaucoup de variétés et toutes les pièces sont bien exécutées et remplies de magie. Comme M. Pigeon a composé tout ça et joué tous les instruments sauf la batterie, je peux seulement le déclarer un musicien très talentueux et très créatif. Mais Éric Mireault n'a pas à avoir honte de sa batterie puisqu'il est également très accompli. Les voix, bien que très bonnes, ne sont pas aussi fortes que la musique, mais elle sont très diversifiées avec une chanteuse et M. Pigeon allant de la narration à un excellent chant « death ».
Voici quelques pièces marquantes. La pièce d'ouverture est une superbe pièce instrumentale remplie de moments forts et puissants qui respirent la bravoure. L'influence classique est évidente et bienvenue. Black Moon a une intro de clavier intéressante, des hurlements de loup, de la narration qui donne froid dans le dos, une atmosphère « doom » et partie du milieu est plutôt dramatique et symphonique tandis que le reste est pas mal puissant. The Reign of Evil est une bonne pièce « heavy » avec des passages médiévaux et des phrases mélodiques accompagnées de guitare acoustique. C'est sur cette chanson que les voix féminines sont à leur meilleur. Emperors of Tomorrow, de son côté, est plutôt majestueuse et progressive. Mais elle est aussi la plus « heavy », avec beaucoup de voix « death », une batterie percutante, etc.
Cet album m'a été référé par Guillaume, le batteur de Moonlyght, et encore une fois j'y ai découvert un excellent premier album d'un groupe qui mérite une plus grande reconnaissance.
par Denis Brunelle
Traduit de l'anglais
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